Deux pianos est une comédie dramatique d'Arnaud Desplechin, avec François Civil et Nadia Tereszkiewicz.
Mathias Vogler (François Civil), pianiste talentueux mais torturé revient à Lyon pour des concerts, après avoir vécu au Japon. Il recroise par hasard Claude (Nadia Tereszkiewicz), un amour de jeunesse, des retrouvailles ce qui vont le bouleverser...
François Civil trouve ici l'un de ses meilleurs rôles, tout en sensibilité. Après le succès de L'amour ouf de Gilles Lellouche, il campe un pianiste un peu paumé, dont la relation avec sa mère est très touchante. Il a joué certaines scènes de piano lui-même. C'est un acteur dont j'apprécie énormément la filmographie, de Ce qui nous lie, En corps et Deux moi de Cédric Klapisch à Mon inconnue d'Hugo Gélin.
Césarisée pour son rôle dans Les amandiers de Valeria Bruni Tedeschi, irrésistible dans Mon Crime de François Ozon, Nadia Tereszkiewicz joue une femme bourgeoise qui dirige une galerie d'art, avec beaucoup d'élégance - c'est une ancienne danseuse classique, elle a énormément de grâce - qui m'a interpellée par ses contradictions et ses choix personnels.
Charlotte Rampling incarne Elena, une pianiste renommée et assez antipathique, mentor du personnage de François Civil, qui doit se retirer à contrecœur. Hippolyte Girardot, acteur régulier d'Arnaud Desplechin, joue le rôle de Max l'agent artistique de François Civil, qui compose avec les frasques de son protégé. Alba Gaia Bellugi joue avec beaucoup de fraicheur Judith une amie de Claude et Jérémy Lewin son mari.
Le scénario est signé du réalisateur, avec l'aide de la romancière Anne Berest.
Un film sensible, touchant, qui prend son temps, que j'ai bien aimé pour ses acteurs et la simplicité de l'histoire, aux accents rhomériens.
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