Si tu penses bien est un film de Géraldine Nakache, avec Monia Chokri et Niels Schneider.
Gil (Monia Chokri) et Jacques (Niels Schneider) se rencontrent à Dubaï après avoir chacun de leur côté perdu quelqu'un de proche. Gil tombe rapidement enceinte, Jacques la convainc de le garder et il se marient dans la foulée. Peu à peu, leur relation va se dégrader, Gil subissant les accès de colère de Jacques...
Ce film traite du thème de l'emprise au sein d'un couple, sur une période de six années qui ne sont pas abordées de façon linéaire.
C'est le quatrième film de la réalisatrice, après trois comédies : Tout ce qui brille, Nous York, J'irai où tu iras. Dans ce drame, il y a peu de musique et les personnages principaux sont souvent filmés en plan rapproché.
La religion juive tient une place importante dans la narration, tout d'abord dans la choix du titre qui fait référence au précepte "si tu penses bien, tout ira bien". Il y a également les nombreux mikveh (bassin d'eau pour la purification spirituelle) auxquels Gil consent, la mezouzah à l'entrée de la maison et la présence de rabbins qui expliquent notamment que tout le monde a plusieurs visages.
Il y a peu de personnages secondaires, certainement parce que Gil est de plus en plus isolée. C'est Clémentine Célarié qui incarne la mère de Gil avec beaucoup de justesse.
Cela m'a fait penser au film Mon roi de Maïwenn avec Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, sorti en 2015.
A l'avant-première à laquelle j'ai assisté une association distribuait à propos des violentomètres, un outil pour graduer les violences faites aux femmes de façon très concrète.
Ce film a été présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2026. Monia Chokri a reçu le prix de la meilleure actrice au Festival d'Angoulême. Niels Schneider aurait également mérité un prix pour son interprétation dans ce film.
1h34 de narration sans temps mort, d'une descente aux enfers qui va crescendo, traitée avec beaucoup de sensibilité et de réalisme.










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