Blog culturel - Avis personnels sur les actualités cinéma, exposition, livre, théâtre et spectacle
16 mars 2025
Mon gâteau préféré
9 mars 2025
Eloquentia
Tanina et Clément se sont opposés lors de la seconde battle portant sur "La vie à l'école : l'école de la vie ?". Tanina a marqué des points en attaquant son intervention avec une blague en partant de la question "Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école ?" : elle a fait rire d'emblée les 3 500 spectateurs de la grande salle de la Seine Musicale ! Clément, quant à lui, a choisi un point de vue original en s'adressant à lui enfant, en se projetant 12 ans plus tôt.
4 mars 2025
Olga de Amaral
Après des études aux États-Unis dans les années 1950, elle est retournée en Colombie et a ouvert un atelier dès 1955. Elle y a expérimenté depuis les années 1960.
26 février 2025
L'attachement
Sa relation avec Eliott est très singulière et très émouvante. Lors d'une dispute, Alex crie à Elliot : "Je t'aime comme un fils, même si je ne suis pas ton père". Cette déclaration d'amour atypique traduit la particularité de leur relation et met en lumière le trio formé avec David (Raphaël Quenard), l'ex-compagnon de Cécile et père (biologique) d'Elliot. C'est à la fois bancal, touchant et très contemporain. On découvre l'existence de ce lien biologique quand Eliott interroge Sandra sur l'amour de son père envers lui avec l'arrivée de sa petite sœur Lucille : "Est-ce qu'Alex l'aimera plus que moi ?", Sandra (qui a beaucoup de bon sens, même si elle n'est pas mère) lui répond : "Un père a de la place pour tous ses enfants". Elliot lui rétorque : "Sauf que je ne suis pas son enfant", ce qui était implicitement supposé en tant que spectateur.
- la mère de Cécile (Catherine Mouchet) qui rappelle lors de ses interventions successives la perte de sa fille et le vide laissé, sans misérabilisme et avec une infinie douceur ;
23 février 2025
Solann, Miki & Yoa en concert
Ses titres sont tantôt déprimant, tantôt entraînant, comme Rome ou Les ogres, dont voici un extrait vidéo :
Ensuite, la cowboy Miki s'est emparée de la scène : libre, brute et originale, cette franco-coréenne mixe ses sons avec une aisance certaine. Son EP graou (terme pour désigner un problème grave... mais pas si grave que ça !) sortira début mars.
Elle a mis le feu au studio 104 de la Maison de la Radio en interprétant Mes copines, dont voici le refrain :
15 février 2025
La Pampa
Le train constitue à deux reprises dans La Pampa un espoir pour lui de s'évader de cette zone enclavée, de fuir les équipements municipaux désaffectés et laissés à l'abandon, et d'expérimenter de nouvelles aventures.
18 janvier 2025
L'amour au présent
L'amour au présent est une comédie dramatique de John Crowley, avec Florence Pugh et Andrew Garfield.
En Grande-Bretagne. Tobias (Andrew Garfield) est sur le point de signer ses papiers de divorce quand son stylo n'a plus d'encre et son crayon plus de mine. Il sort en peignoir acheter des stylos. C'est alors qu'Almut (Florence Pugh) le heurte avec sa voiture... une drôle de rencontre ! Ils engagent la conversation à son réveil à l'hôpital. Elle est chef de son restaurant et lui travaille chez Weetabix. Ils vont commencer à se fréquenter.
On doit notamment au réalisateur Irlandais John Crowley le film Boy A sorti en 2009 - déjà avec Andrew Garfield (le premier film qui m'a fait aimer le jeu et les choix de cet acteur) - et Le Chardonneret avec Ansel Elgort. Il a réalisé des épisodes de plusieurs séries à succès : True detective, Modern love, Black mirror.
Le film est construit sur de nombreux flashbacks. Cela peut être déstabilisant au début mais en fait on s'habitue vite à ce mode narratif. Les différents looks du personnage de Florence Pugh permettent de se repérer facilement dans le temps.
L'humour est assez touchant et parfois inattendu, surtout quand la situation semble désespérée, comme la première fois qu'ils se parlent à l’hôpital ou la scène de l'accouchement riche en surprises !
Le film repose sur son duo d'acteurs, les autres personnages sont secondaires, on les voit à l'occasion d'une seule scène pour la grande majorité :
- Florence Pugh est formidable, elle joue un personnage très compétitif, qui fait des choix singuliers mais courageux et qui répondent à une logique personnelle. Révélée au monde entier à l'été 2019 par Midsommar d'Ari Aster, elle était quelques mois plus tard Amy dans Les filles du docteur March - version de Greta Gerwig - qui lui vaudra une nomination aux Oscars. Elle m'avait touchée dans A good person de Zach Braff avec Morgan Freeman. On a aussi pu la voir dans Oppenheimer de Christopher Nolan ou encore Dune : deuxième partie de Denis Villeneuve. Une sacrée filmographie à même pas 30 ans ! Elle est aussi productrice. Je la trouve toujours vraie, authentique, crédible, quel que soit son rôle. Elle m'embarque, me fait croire à la trajectoire de son personnage et à celle du film.
- Andrew Garfield est très touchant, montre un côté très sensible : il a les larmes au bord des yeux durant les trois-quarts du film ! Il a incarné Spiderman dans les années 2010 (avant Tom Holland et après Tobey Maguire) au côté d'Emma Stone, dans les films du de Marc Webb. Il était Eduardo Saverin dans The social network de David Fincher en 2010. Je l'ai adoré dans Under the silver lake, un Ovni de David Robert Mitchell à l'été 2018 avec Riley Keough. Comme sa partenaire à l'écran, il a été nommé aux Oscars, lui à deux reprises : en 2017, pour Tu ne tueras point de Mel Gibson et, en 2022, pour Tick, Tick...Boom! de Lin-Manuel Miranda (le créateur de Hamilton).
Je trouve que le titre original du film (We live in time) est plus parlant que sa traduction française et traduit davantage les différentes périodes explorées par le film.
A noter que Benedict Cumberbatch est crédité en tant que producteur délégué.
Le film dure 1h48 sans longueur. Il comporte quelques scènes très belles : à la fête foraine (le visuel de l'affiche), à la patinoire, ou encore quand on apprend la bonne méthode pour casser des œufs quand on cuisine. C'est un film sincère, un peu lacrymal, original dans son déroulé, que j'ai bien aimé pour son duo d'acteurs.
2 janvier 2025
Harriet Backer, La musique des couleurs
Plus que 10 jours pour découvrir la superbe exposition Harriet Backer, La musique des couleurs au musée d'Orsay, qui est visible jusqu’au 12 janvier uniquement !
Harriet Backer (1845-1932) a été la peintre femme la plus célèbre en Norvège à la fin du 19e siècle. Elle est méconnue en dehors des frontières de son pays. Le
titre de l'exposition fait référence à sa passion pour la musique, qui était au cœur de
son travail et dont la sœur était une compositrice renommée.
Cela m'a fait penser pour les intérieurs scandinaves et la lumière intense qui s'en dégage aux tableaux d'Hammershøi, le maître de la peinture danoise.
Néanmoins, au delà des variations de lumière qui ont beaucoup inspirées Harriet Backer, le style de sa peinture a beaucoup évolué durant sa longue carrière. En effet, elle a proposé des scènes d'intérieur mais aussi en plein air. Elle s'est inspirée du courant réaliste et également de l'impressionnisme. C'est une exposition très riche qui rend hommage à cette artiste méconnue. C'est une très belle découverte, en marge de l’exposition Caillebotte !
24 décembre 2024
Leurs enfants après eux
Il a été auréolé du prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune espoir à la Mostra de Venise pour son interprétation. Il avait été nommé aux César dans la catégorie Meilleur jeune espoir masculin deux années consécutives : en 2023 pour Le lycéen de Christophe Honoré et en 2024 pour Le règne animal de Thomas Cailley, avec Romain Duris comme père, une révélation et une prestation qui m'avait déjà séduite, malgré le genre science-fiction du film que je n'affectionne pas beaucoup.
8 décembre 2024
La plus précieuse des marchandises
La plus précieuse des marchandises est un film d'animation de Michel Hazanavicius, d'après le conte éponyme de Jean-Claude Grumberg, co-auteur du film. Il a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2024.
Une pauvre bûcheronne qui marche dans la forêt enneigée entend un train de marchandises passer au loin. Elle implore le ciel pour qu'il lui lui apporte une marchandise. Elle est sur le point de repartir chez elle quand elle entend un bébé pleurer à proximité. Elle le ramène à la maison, mais son mari ne va pas accueillir ce nouvel habitant avec le même engouement, lui reprochant d'être un sans-cœur...
C'est le premier film d'animation de Michel Hazanavicius, après notamment la saga OSS 117, The artist, Le redoutable... J'avais déjà pu apprécier la qualité de son trait de crayon lors d'un documentaire sur Canal + qui présentait la création d'un storyboard très détaillé pour l'un de ses films précédents.
Michel Hazanavicius remercie dans le générique de fin Robert Guédiguian "sans qui rien n'aurait été possible". Le réalisateur marseillais avait décliné la proposition d’adapter le livre, déclarant qu'il ne saurait pas faire. Il est co-producteur du film.
Le casting des voix de doublage est formidable :
- le narrateur a la voix douce et familière du regretté Jean-Louis Trintignant,
- Dominique Blanc joue la pauvre bûcheronne,
- Grégory Gadebois le pauvre bûcheron,
- Denis Podalydès est l'homme à la gueule cassée.
La musique d'Alexandre Desplat, tantôt légère et gaie, tantôt sombre et inquiétante, accompagne le conte avec délicatesse.
Le metteur en scène a fait le choix
d'images fixes, comme inanimées, pour les scènes dans les camps et a
recouru au noir et blanc uniquement pour ces passages sombres de
l'Histoire.
J'ai pleuré lors du dernier monologue de Jean-louis Trintignant : il parle de ce qui compte vraiment dans la vie, ça m'a bouleversé. "C'est un film sur la vie" selon son réalisateur et c'est exactement ce que j'ai ressenti. Malgré les scènes difficiles qui n’occultent rien de l'horreur de la guerre, le film est porteur d'espoir, lumineux et beau, traitant des Justes. Ce conte poétique et familial qui dure 1h21 est visible dès l'âge de 10 ans.
A noter qu'il existe une réédition du livre de Jean-Claude Grumberg (parution au Seuil en novembre 2024) comportant des dessins originaux de Michel Hazanavicius, dont certains sont exposés à la Galerie Cinéma jusqu'au 20 décembre.
18 novembre 2024
Swann Périssé dans Calme
Swann Périssé, c'est un concentré d'énergie, un dynamisme qui semble sans faille. Elle ose tout : elle en impose niveau look, avec ses tenues moulantes et flashy en vinyle, parcourt la scène avec une démarche assurée, tout en se moquant d'elle-même, et en portant des bottes imprimé animal.
Elle parle de sa colère et de comment elle essaie de la gérer en ne suivant pas les conseils de son psy. Elle raconte sans filtre des histoires personnelles, parfois de façon trash, flirte avec la folie, par exemple quand elle se fait rire elle-même !
12 novembre 2024
Grace - Jeff Buckley Dances by Benjamin Millepied
Grace est le seul album studio de Jeff Buckley enregistré de son vivant. L'artiste est décédé en 1997 à l'âge de 31 ans d'une noyade accidentelle.
Benjamin Millepied a été séduit par la voix de Jeff Buckley dès la première écoute à New York en 1994. C'est donc le 30e anniversaire de cet album culte et intemporel.
Grace - Jeff Buckley Dances est la première création mondiale du chorégraphe mêlant spectacle musical et danse.
The Grace Company aspire à porter des projets de la scène au cinéma en lien avec la musique et la danse. La troupe de 10 danseurs virevolte sur scène avec grâce, dont David Adrien Freeland qui incarne Jeff Buckley. Les 9 autres interprètes sont à la fois l'expression de ses désirs et de ses peurs, l'apparition de ses amis et de ses amours. Ces danseurs sont polymorphes, transmettent l'émotion avec leurs pas, avec une énergie communicative. Des passages alternent en groupe, en duo et en solo.
L'action se déroule entre 1994 et 1996. Dans les tableaux successifs, on ressent la fragilité de l'artiste.
Le spectacle commence avec Song to the siren, chanson de Tim Buckley, le père de Jeff Buckley.
La version de Calling you de Jeff Buckley, chanson popularisée par le film Bagdad café, est sublime et m'a fait redécouvrir le texte.
L'emblématique Hallelujah, écrit par Leonard Cohen, résonne juste avant l'entracte et embarque les spectateurs.
Le final sur Whole lotta love de Led Zeppelin (qu'il chantait juste avant de se noyer) est dingue !
Tous les textes utilisés dans le spectacle sont de Jeff Buckley. J'ai retenu :
"La musique, c'est 10% d'inspiration, 90% de transpiration."
"L'amour guérit de toutes les blessures, pas seulement le temps."
Un musicien joue de la guitare électrique en live sur certains morceaux.
Un caméraman est présent sur scène. Il réalise des jeux de mise en scène très cinématographiques, des
gros plans diffusés sur l'écran géant ou effectue des plans chorégraphiés, en créant des effets visuels en direct avec beaucoup
d'inventivité, par exemple en jouant à l'image avec le lit présent sur
scène ou avec la fenêtre dans la scénographie.
C'était la première fois que j'assistais à un spectacle à La Seine Musicale. Le lieu est très agréable, la "grande seine" est magistrale et l'acoustique très réussie.
Le spectacle, qui dure 2h45 avec un entracte, est ambitieux, original et très cinématographique.









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