12 octobre 2026

Mémoire de fille



Mémoire de fille est un film de Judith Godrèche, avec Tess Barthélemy, d'après le roman éponyme d'Annie Ernaux.

Été 1958. Annie (Tess Barthélemy), dix-sept ans et demi, quitte le café restaurant familial d'Yvetot près de Rouen pour devenir monitrice dans une colonie. Quand elle arrive sur place, elle écrit dans son journal que sa vie peut commencer. Mais cet été va laisser des traces durables chez Annie, entre découverte de la sexualité et rapports de pouvoir et de violence.

Après L'événement d'Audrey Diwan avec Anamaria Vartolomei dont l'intrigue était située en 1963, cette nouvelle adaptation d'un ouvrage d'Annie Ernaux nous plonge dans le récit d'une jeune femme qui tente de devenir un sujet libre après une expérience traumatisante.

On retrouve Anja Verderosa dans le rôle de Catherine, c'est l'inoubliable Queen dans L'épreuve du feu avec Félix Lefebvre.

La scène avec Sephora Pondi de la Comédie-Française est très touchante.

Ce film a été présenté au dernier Festival de Cannes en sélection Un certain regard.

La bande originale signée Faux amis rassemble des morceaux d'époque et des compositions originales. 

C'est un bon film avec Tess Barthélemy, véritable révélation à l'écran, mais qui m'a moins convaincue que L'événement. 

6 octobre 2026

Les misérables


Les misérables est un film de Fred Cavayé avec Vincent Lindon, Tahar Rahim, Camille Cottin, Benjamin Lavernhe, Noémie Merlant, Vassili Schneider, Megan Northam et Marie Colomb, d'après l'œuvre de Victor Hugo.

Jean Valjean (incarné par Louis Peres puis Vincent Lindon) a été condamné à dix-neuf de bagne à Toulon pour avoir volé du pain. A sa sortie, il rencontre un abbé (Frédéric Pierrot) qui fait preuve de bonté envers lui et change sa destinée. Il devient le maire respecté de Montreuil sur Seine et dirige une verrerie sous l'identité de monsieur Madeleine. Il promet à Fantine (Noémie Merlant), une ancienne ouvrière, de sauver sa fille Cosette des Thénardier (Camille Cottin et Benjamin Lavernhe) qui tiennent une auberge. L'inspecteur Javert (Tahar Rahim) ne va cesser de le traquer en tant qu'ex bagnard. Les destins de tous ces personnages vont se croiser autour de celui de Jean Valjean qui sert de fil rouge.  

C'est le neuvième long métrage de Fred Cavayé. Pour lui, Les misérables est la quintessence du film populaire, dans lequel rien n'est manichéen. Cette nouvelle adaptation des 1 800 pages du roman résume l'intrigue en 2h56. La scène des barricades qui est spectaculaire a été tournée à Bordeaux avec 400 figurants.

Le casting est formidable, il y avait un esprit de troupe au moment du tournage pour ce film choral : 
- L'humanité et la bravoure de Jean Valjean sont incarnées par Vincent Lindon qui a déjà tourné avec le réalisateur dans Pour elle et Mea culpa.
- Pour Tahar Rahim, la relation de Javert avec sa mère est capitale.
- Fred Cavayé a changé le rapport du couple Thénardier en proposant un personnage féminin plus fort. 
- Noémie Merlant incarne Fantine avec beaucoup de grâce malgré la pauvreté.
- Vassili Schneider déjà présent dans la grande fresque Le comte de Monte Cristo joue ici Marius.
- Megan Northam campe Cosette adulte. Elle a été révélée par la série Salade grecque de Cédric Klapisch, tandis que Marie Colomb, vue dans la série Culte, incarne Éponine, la fille des Thénardier. La relation Cosette / Éponine est remplie de sororité.

C'est un film à grand spectacle, qui réussit son pari d'adapter une nouvelle fois ce classique de la littérature. L'intrigue est bien menée, on s'attache aux personnages. A voir en salle dès le 14 octobre 2026.

25 septembre 2026

Primetime


Primetime est un biopic de Lance Oppenheim avec Robert Pattinson.

En 2006, Chris Hansen (Robert Pattinson) anime l'émission How to catch a predator. L'objectif du show est de démasquer des adultes qui ciblent des adolescents en ligne. Le programme marchant bien, il est déplacé en primetime, face à la série Lost. Cela permet à Chris de tendre vers son objectif de marquer l'histoire de la télévision...

C'est le cinquième film réalisé par Lance Oppenheim, mais le premier que je vois.

Après Mickey 17 de Bong Joon Ho, les derniers Batman réalisés par Matt Reeves et L'Odyssée de Christopher Nolan, Robert Pattinson revient au cinéma dans un rôle assez glaçant. Par exemple, Chris s'adresse à ses enfants d'une dizaine d'années comme à des spectateurs en puissance et il traite sa femme de façon irrespectueuse.

Skyler Gisondo joue Dan qui incarne l'appât masculin. J'aime bien cet acteur vu notamment dans Booksmart, Licorice pizza et la série Santa Clarita diet.

Merritt Wever incarne la productrice Andie. Je l'ai trouvée charismatique. Elle est fidèle à Chris jusqu'à un certain point.

C'est une critique acerbe du monde de la télévision, de la course à tout prix à l'audience grâce au sensationnalisme exacerbé, et également de la frontière entre le bien et le mal.

J'ai été assez déçue par ce film que j'ai trouvé un peu répétitif et froid comme les filtres de couleur bleu utilisés à l'image, même si Robert Pattinson défend sa partition. La bande annonce laissait espérer un film prenant et rythmé, ce n'est pas le cas.

20 septembre 2026

Garance

Garance est une comédie dramatique de Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau.

Garance (Adèle Exarchopoulos) est comédienne, un peu galérienne : elle est membre d'une troupe de théâtre et s'en sort en courant après les cachets. Elle vit avec Joachim, c'est elle qui tient la baraque et elle n'en peut plus de ses amis squatteurs. Elle a un problème avec l'alcool : elle boit tous les jours depuis ses 18 ans, elle ne sait pas faire sans. Jusqu'au jour où elle ne peut plus faire illusion auprès de ses proches et son équilibre précaire va vaciller puis s'effondrer...

Après Elle l'adore avec Sandrine Kiberlain et les films chorale Pupille et Je verrai toujours vos visages, Jeanne Herry fait le choix de se centrer sur le personnage unique de Garance, même si celle-ci est très entourée par ses collègues de la troupe, ses amis et sa famille.

Après L'amour ouf et Chien 51, Adèle Exarchopoulos tient le rôle éponyme. Elle a selon les scènes le visage bouffi, cerné, marqué par l'addiction. Elle est très crédible dans ce rôle d'une jeune femme de 36 ans qui expérimente l'alcool mondain mais boit également seule dès le matin. Elle traduit ses peurs, ses doutes et ses contradictions avec beaucoup de conviction.

J'ai bien aimé la rencontre avec Pauline, une scénographe incarnée par Sara Giraudeau, et voir évoluer leur relation, notamment pendant la période du confinement. Elle se montre très compréhensive et patiente, par exemple quand elle dit "On fait tous comme on peut". Leurs voix off mêlées qui commentent le passé amoureux de Garance dès le générique est une bonne idée de mise en scène.

C'est drôle par moment grâce aux dialogues ciselés qui font mouche, surtout via le franc-parler de Garance qui s'apparente à du culot : par exemple, quand elle s'adresse à un médecin qui fait jeune et demande à parler à un vrai médecin diplômé ! Elle conserve ce naturel quel que soit l'interlocuteur en face. On sourit également via les échanges entre Garance et Pauline ou les interactions entre Garance et ses amis de soirée.

La relation entre Garance et sa sœur Charlotte est très franche, la comédienne Mathilde Roehrich est très touchante.

L'addictologue femme est formidable, elle s'adresse à Garance avec beaucoup de franchise, n'élude aucun aspect de cette maladie. Un autre médecin assène à Garance : "L'alcool c'est une béquille le soir et c'est un coup de poing dans la tête le lendemain matin". Jeanne Herry s'est inspirée du parcours d'une jeune femme et de son addiction à l'alcool, puis elle a fait relire son scénario à des addictologues qui ont joué le rôle d'expert. C'est pour cela que toutes les scènes médicales (consultations et sevrage) semblent très réalistes et très justes.

C'est un film très réussi qui sort au cinéma le 23 septembre 2026, à voir pour la performance d'Adèle Exarchopoulos qui tient le film de bout en bout.


17 septembre 2026

Si tu penses bien

Si tu penses bien est un film de Géraldine Nakache, avec Monia Chokri et Niels Schneider.

Gil (Monia Chokri) et Jacques (Niels Schneider) se rencontrent à Dubaï après avoir chacun de leur côté perdu quelqu'un de proche. Gil tombe rapidement enceinte, Jacques la convainc de le garder et il se marient dans la foulée. Peu à peu, leur relation va se dégrader, Gil subissant les accès de colère de Jacques...

Ce film traite du thème de l'emprise au sein d'un couple, sur une période de six années qui ne sont pas abordées de façon linéaire.

C'est le quatrième film de la réalisatrice, après trois comédies : Tout ce qui brille, Nous York, J'irai où tu iras. Dans ce drame, il y a peu de musique et les personnages principaux sont souvent filmés en plan rapproché.

La religion juive tient une place importante dans la narration, tout d'abord dans la choix du titre qui fait référence au précepte "si tu penses bien, tout ira bien". Il y a également les nombreux mikveh (bassin d'eau pour la purification spirituelle) auxquels Gil consent, la mezouzah à l'entrée de la maison et la présence de rabbins qui expliquent notamment que tout le monde a plusieurs visages.

Il y a peu de personnages secondaires, certainement parce que Gil est de plus en plus isolée. C'est Clémentine Célarié qui incarne la mère de Gil avec beaucoup de justesse. 

Cela m'a fait penser au film Mon roi de Maïwenn avec Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel, sorti en 2015.

A l'avant-première à laquelle j'ai assisté une association distribuait à propos des violentomètres, un outil pour graduer les violences faites aux femmes de façon très concrète.

Ce film a été présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2026. Monia Chokri a reçu le prix de la meilleure actrice au Festival d'Angoulême. Niels Schneider aurait également mérité un prix pour son interprétation dans ce film.

1h34 de narration sans temps mort, d'une descente aux enfers qui va crescendo, traitée avec beaucoup de sensibilité et de réalisme.


14 août 2026

Soudain

Soudain est un film de Ryusuke Hamaguchi, avec Virginie Efira et Tao Hokamoto.

Marie-Lou (Virginie Efira) dirige un EHPAD. Proche du burn out, elle fait la connaissance de Mari (Tao Hokamoto) lors d'une pièce de théâtre qu'elle a mise en scène. Débute alors une relation profonde et sincère entre elles deux, de manière évidente, entre réflexions sur le monde actuel et confidences personnelles...

Le titre complet en japonais est "Soudain mon état se dégrade" mais le terme "état" disposait de plusieurs sens une fois traduit, d'où le choix de ne conserver que "Soudain" comme titre.

Le metteur en scène s'est basé sur un livre d'échanges entre une anthropologue et une philosophe, d'où un film très dialogué, en français et en japonais.

Les deux actrices ont reçu le prix d'interprétation au dernier Festival de Cannes, alors qu'elles ne jouent pas dans leur langue maternelle une partie du film.

L'EHPAD de Marie-Lou suit la philosophie de soins d'Humanitude qui repose sur le respect de la dignité du résident ; ses piliers sont le regard, la parole, le toucher et la verticalité. Le personnage de Mari comprend ces préceptes par son parcours, ayant fait des études de philosophie plus jeune. Le film a été tourné dans un véritable EHPAD. 

Ce qui est très touchant et singulier c'est la fluidité et la force de la relation entre Marie-Lou et Mari, portée par deux actrices convaincantes et sensibles. Leurs personnages étaient faits pour se rencontrer et ne plus se quitter. Face à la maladie et l'inéluctable, elles tentent de rendre possible l'impossible avec une grâce et une simplicité communicatives.

C'est un film délicat et sincère de 3h15 qui traite du déclin cognitif et de l'accompagnement des résidents en EHPAD ainsi que de la force des relations anciennes ou récentes comme ressources.

11 août 2026

De la Comédie-Française


De la Comédie-Française est une comédie de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec la troupe de la Comédie-Française, qui a été primée au festival de l'Alpe d'Huez.

La première mise en scène de Nina (Pauline Clément) se jouera dans trois heures. Mais rien ne se passe comme prévu sur ce Macbeth : comédienne absente, problèmes techniques et de costumes, etc. Les comédiens sur scène avec elle (Laurent Stocker, Marina Hands, Julien Frison, Adeline d'Hermy et Danièle Lebrun) vont tout faire pour sauver cette représentation au sein de cette institution qui a pour principe de jouer coûte que coûte...

C'est jubilatoire à de nombreuses reprises, notamment quand Benjamin Lavernhe incarne Molière, le régisseur Christian Hecq fait face aux aléas techniques, Guillaume Gallienne joue un agent d'accueil retors, Sephora Pondi campe une maquilleuse davantage habituée aux plateaux de télévision... 
Le compte à rebours qui se rapproche de l'heure de la représentation et l'accumulation d'embûches font sourire voire rire.

Au départ, un projet de série avait été envisagé.

J'aurais aimé que cela dure plus que 1h15 ! Mais je comprends les contraintes cinématographiques avec un tournage qui n'a pu durer que trois semaines et il vaut mieux un film court sans aucun temps mort que l'inverse. 

24 juillet 2026

D'autres printemps


D'autres printemps est un roman de Virginie Grimaldi, paru en mai 2026 aux éditions Flammarion.

Line, quatre-vingt-dix printemps, a fait un AVC. Sa petite-fille Flora lui rend visite à l'hôpital. Line lui demande d'exaucer sa dernière volonté : revoir l'Italie. Le début d'un road trip ensemble et la résurgence de souvenirs d'enfance...

Le récit alterne les chapitres ayant pour narrateur la petite-fille et la grand-mère.

La grand-mère partage des enseignements à sa petite-fille grâce à son expérience de vie :
"On fait au mieux, ma chérie. On fait au mieux avec les bagages que l'on a."
"Il est peut-être dans un mauvais jour. On ne sait pas ce que vivent les gens, ma chérie."
"On a beau faire, on appartient toujours à son enfance."
"Il m'a fallu une vie pour comprendre une chose. Les épreuves sont inévitables. Certains portent plus que d'autres sur leurs épaules, c'est injuste, mais c'est ainsi."
"Tu es si jeune, tu connaîtras d'autres printemps."

Le livre pose la réflexion suivante :
"Où mènent toutes les voies parallèles que l'on n'emprunte pas ?"
 
Il explore les notions de déracinement, le retour aux origines en Italie, les blessures de l'enfance et la notion de famille.

C'est la première fois que je lis un roman de cette autrice qui est la romancière française la plus lue de l'année. C'est plaisant, cela se lit facilement : les 310 pages se dévorent. C'est souvent drôle, parfois émouvant, un moment agréable et dépaysant avec deux personnages principaux attachantes.

2 juillet 2026

In waves

In waves est un film d'animation de Phuong Mai Nguyen, d'après la bande dessinée éponyme et autobiographique d'AJ Dungo.

Los Angeles. AJ, lycéen réservé, artiste et skateur, rencontre Kristen. Elle va l'initier au surf, ils vont tomber amoureux, avant que la maladie ne la frappe et bouleverse leurs vies... 

Lyna Khoudri prête sa voix à Kristen, tandis que Roy Vega incarne AJ et Paul Kircher Eon.

La bande originale est signée de Oklou et ROB.

Le film a été présenté à la Semaine de la critique du dernier Festival de Cannes ainsi qu'au Festival d'Annecy.

C'est un très joli film qui traite de romance, de l'acceptation de la maladie, de résilience au travers du surf et du dessin. L'univers graphique est très esthétique. J'ai beaucoup aimé me plonger dans cette adaptation sur grand écran.

21 janvier 2026

Hamnet



Hamnet est un drame de Chloé Zhao avec Jessie Buckley et Paul Mescal, d'après le livre éponyme de Maggie O'Farrell.

1580, en Angleterre. Agnès (Jessie Buckley), fille d'une sorcière de la forêt, accompagnée de son faucon, croise la route de William (Paul Mescal). Il la charme en lui narrant le mythe d'Orphée et d'Eurydice. Ils se marient rapidement, sans l'approbation de sa famille, et fondent une famille. Leur chemin commun va être tortueux, semé d'épreuves, la carrière de William connaissant de plus en plus de succès, tandis qu'Agnès est demeurée dans la campagne britannique...

Hamnet et Hamlet sont deux prénoms britanniques voisins, usités indifféremment à l'époque.

Jessie Buckley est la vraie révélation de ce film et le rôle principal. Âgée de 36 ans, cette actrice et chanteuse irlandaise a déjà marqué les esprits des cinéphiles. Je l'ai personnellement repérée dans le film Wicked little letters (Scandaleusement vôtre en version française), avec la facétieuse Olivia Colman. Elle a notamment joué dans la série Fargo. 
Auréolée du Golden Globes de la meilleure actrice pour ce rôle il y a quelques jours seulement, elle est la grande favorite dans la course aux Oscars. Elle exprime ici toute une palette d'émotions avec un naturel désarmant et convaincant. Elle m'a bouleversée à maintes reprises et cela va crescendo au fil du film.
Elle sera en mars l'héroïne de The Bride! de Maggie Gyllenhaal : j'ai extrêmement hâte de la voir de ce rôle de la fiancée de Frankenstein, dans un film d'épouvante-horreur qui a l'air totalement déjanté. 

Paul Mescal, toujours complexe, à savoir solide et sensible à la fois, incarne un William Shakespeare novice en littérature et en amour. Je l'ai adoré dans la série Normal people diffusée sur la BBC puis sur France Télévisions, avec la sémillante Daisy Edgar-Jones, et il m'a émue plus récemment dans le film Sans jamais nous connaître. 

Le reste du casting est formidable notamment Emily Watson, Joe Alwyn et tous les enfants acteurs.

Les ellipses sont nombreuses et ne perturbent jamais la bonne compréhension de l'histoire. Elle permettent, à l'inverse, de suivre l'évolution des personnages sur une plus longue période et de s'y attacher encore davantage.

L'histoire convoque le mythe de la sorcière, popularisé en France par Mona Chollet et son livre Sorcières : la puissance invaincue des femmes publié pour la première fois en 2018.
Elle traite surtout de pertes, de familles, d'amour, de la beauté de la nature et de l'art, des priorités personnelles et de résilience.

Le film est co-produit par Sam Mendes (qui va d'ailleurs faire tourner Paul Mescal dans quatre biopics sur les Beatles - sorties prévues en 2028) et Steven Spielberg (dont le film de science-fiction Disclosure day avec Emily Blunt sortira en juin prochain).

Cela m'a tellement donné envie de relire des romans de William Shakespeare, Songe d'une nuit d'été et Roméo et Juliette en priorité, pourquoi pas en version originale.

C'est un film bouleversant (je vous conseille de préparer vos mouchoirs avant de vous rendre au cinéma), très actuel (les thèmes abordés au 16e siècle sont toujours contemporains) et de toute beauté (la nature est sublimée sous la caméra de Chloé Zhao tout comme l'était, dans un autre registre, Nomadland de la même réalisatrice (sorti en 2021 en France) avec la fabuleuse Frances McDormand. Ce film avait raflé de nombreux prix (Lion d'Or à la Mostra de Venise, Oscars multiples, etc.). 
Je souhaite la même destinée à Hamnet : je suis prête à parier que Jessie Buckley aura l'Oscar de la meilleure actrice le 16 mars prochain et j'espère que celui de la meilleure réalisation reviendra à sa metteuse en scène chinoise Chloé Zhao.