L'amour au présent est une comédie dramatique de John Crowley, avec Florence Pugh et Andrew Garfield.
En Grande-Bretagne. Tobias (Andrew Garfield) est sur le point de signer ses papiers de divorce quand son stylo n'a plus d'encre et son crayon plus de mine. Il sort en peignoir acheter des stylos. C'est alors qu'Almut (Florence Pugh) le heurte avec sa voiture... une drôle de rencontre ! Ils engagent la conversation à son réveil à l'hôpital. Elle est chef de son restaurant et lui travaille chez Weetabix. Ils vont commencer à se fréquenter.
On doit notamment au réalisateur Irlandais John Crowley le film Boy A sorti en 2009 - déjà avec Andrew Garfield (le premier film qui m'a fait aimer le jeu et les choix de cet acteur) - et Le Chardonneret avec Ansel Elgort. Il a réalisé des épisodes de plusieurs séries à succès : True detective, Modern love, Black mirror.
Le film est construit sur de nombreux flashbacks. Cela peut être déstabilisant au début mais en fait on s'habitue vite à ce mode narratif. Les différents looks du personnage de Florence Pugh permettent de se repérer facilement dans le temps.
L'humour est assez touchant et parfois inattendu, surtout quand la situation semble désespérée, comme la première fois qu'ils se parlent à l’hôpital ou la scène de l'accouchement riche en surprises !
Le film repose sur son duo d'acteurs, les autres personnages sont secondaires, on les voit à l'occasion d'une seule scène pour la grande majorité :
- Florence Pugh est formidable, elle joue un personnage très compétitif, qui fait des choix singuliers mais courageux et qui répondent à une logique personnelle. Révélée au monde entier à l'été 2019 par Midsommar d'Ari Aster, elle était quelques mois plus tard Amy dans Les filles du docteur March - version de Greta Gerwig - qui lui vaudra une nomination aux Oscars. Elle m'avait touchée dans A good person de Zach Braff avec Morgan Freeman. On a aussi pu la voir dans Oppenheimer de Christopher Nolan ou encore Dune : deuxième partie de Denis Villeneuve. Une sacrée filmographie à même pas 30 ans ! Elle est aussi productrice. Je la trouve toujours vraie, authentique, crédible, quel que soit son rôle. Elle m'embarque, me fait croire à la trajectoire de son personnage et à celle du film.
- Andrew Garfield est très touchant, montre un côté très sensible : il a les larmes au bord des yeux durant les trois-quarts du film ! Il a incarné Spiderman dans les années 2010 (avant Tom Holland et après Tobey Maguire) au côté d'Emma Stone, dans les films du de Marc Webb. Il était Eduardo Saverin dans The social network de David Fincher en 2010. Je l'ai adoré dans Under the silver lake, un Ovni de David Robert Mitchell à l'été 2018 avec Riley Keough. Comme sa partenaire à l'écran, il a été nommé aux Oscars, lui à deux reprises : en 2017, pour Tu ne tueras point de Mel Gibson et, en 2022, pour Tick, Tick...Boom! de Lin-Manuel Miranda (le créateur de Hamilton).
Je trouve que le titre original du film (We live in time) est plus parlant que sa traduction française et traduit davantage les différentes périodes explorées par le film.
A noter que Benedict Cumberbatch est crédité en tant que producteur délégué.
Le film dure 1h48 sans longueur. Il comporte quelques scènes très belles : à la fête foraine (le visuel de l'affiche), à la patinoire, ou encore quand on apprend la bonne méthode pour casser des œufs quand on cuisine. C'est un film sincère, un peu lacrymal, original dans son déroulé, que j'ai bien aimé pour son duo d'acteurs.


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